Brudenell Riding Stables - CBDC
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Brudenell Riding Stables

une seconde vie au grand galop  

Lors d’un voyage en Irlande, Ambyr et Carson Cooper ont rencontré une jeune fille passionnée de chevaux. Elle leur a raconté sa première expérience à dos de poney, vécue à l’Île-du-Prince-Édouard, au centre équestre Brudenell Riding Stables, sans se douter qu’elle s’adressait aux propriétaires de cet établissement emblématique.  

« Ce poney donne encore des promenades aujourd’hui, raconte Ambyr. Nous l’avons acheté lorsque notre fille aînée, qui a maintenant 15 ans, avait deux ans. Il a appris à monter à mes trois enfants… et il est aussi la mascotte de Scooper’s. » 

Scooper’s est le comptoir de crème glacée du centre équestre. Ambyr et Carson sont désormais aussi propriétaires d’une entreprise de randonnées équestres, Lakeside Trail Rides, d’une entreprise de promenades en calèche, d’Emerald Isle Carriage Tours, et du Pony Express; ils emploient 22 personnes au total. Leur parcours n’a toutefois pas été de tout repos. Une série d’épreuves à la ferme les a toutefois forcés à déclarer faillite. 

« Je pense que nous voulions simplement être nos propres patrons, explique Ambyr. Nous travaillons vraiment beaucoup. Nous avons toujours travaillé très fort, sans vraiment en retirer grand-chose. » 

Pendant près de cinq ans, ils ont élevé des moutons. Puis, une sécheresse en Nouvelle-Zélande a poussé le plus important producteur ovin au monde à inonder le marché nord-américain, ce qui a fait chuter les prix de façon importante. Ambyr et Carson ont dû abandonner cette activité et se tourner vers d’autres avenues. 

« Moutons, bétail, porcs, on a tout élevé », affirme Carson.  

Ils ont finalement décidé de se consacrer à l’élevage de visons. Les affaires allaient bien jusqu’à l’effondrement de ce marché à l’échelle mondiale.  

« Ce n’était simplement pas le bon moment », résume Carson.  

La faillite les a contraints à vendre leurs chevaux, une perte particulièrement douloureuse pour Ambyr. 

« J’ai toujours eu une profonde passion pour les chevaux, confie-t-elle. Ça a toujours fait partie de moi. » 

Adolescente, Ambyr travaillait déjà à Brudenell Riding Stables. C’était un emploi très convoité. Comme elle connaissait bien les propriétaires, ceux-ci ont tout de suite pensé à elle et Carson lorsqu’est venu le temps de passer le flambeau.  

Darcy, la personne qui possédait le centre équestre avant eux, leur a toutefois recommandé d’y travailler à temps plein pendant un an avant de prendre une décision définitive, afin de s’assurer que c’était bien ce qu’ils voulaient faire. 

« C’était vraiment, vraiment une bonne idée, rétrospectivement, admet Ambyr. Nous avons énormément appris. Quand la deuxième année est arrivée, tout était beaucoup plus facile parce que nous savions à quoi nous attendre. » 

L’entreprise comptait alors dix chevaux, mais il leur en a rapidement fallu quelques-uns de plus. Ambyr a donc communiqué avec les propriétaires de deux chevaux qu’elle avait dû vendre auparavant afin de les racheter.  

« Puis, l’année suivante, j’ai racheté tous les autres. Dès que j’ai eu les moyens, j’ai appelé tous les nouveaux propriétaires pour leur demander si je pouvais les racheter. » 

Le monde équestre s’est révélé être le bon domaine pour ce couple de travailleurs acharnés habitués à commencer ses journées à l’aube. L’entreprise a rapidement pris de l’expansion. Au départ, ils s’étaient fixé une limite de 20 chevaux. Puis de 25. Ensuite de 30. Aujourd’hui, ils en possèdent 65.  

« Et chacun d’eux travaille, précise Ambyr. Ils se relaient tous aux randonnées équestres ou aux promenades en calèche. » 

L’un des défis qu’Ambyr et Carson ont voulu relever dès le départ était la courte saison d’exploitation. Brudenell Riding Stables connaît son plus fort achalandage durant la haute saison touristique estivale de l’Île-du-Prince-Édouard.  Le couple a donc commencé à chercher des occasions de diversifier ses activités au-delà de cette période relativement brève. 

« L’acquisition d’Emerald Isle Carriage Tours représentait une excellente occasion, explique Carson. Notamment grâce aux navires de croisière qui visitent l’île à l’automne. » 

Ils ont ainsi acheté cette entreprise emblématique de promenades en calèche de Charlottetown. En plus du volet équestre, dans lequel ils savaient déjà qu’ils excelleraient, ils ont découvert un véritable intérêt pour le service à la clientèle.  

« Je n’aurais jamais imaginé me retrouver à prendre la parole devant des groupes et à animer des visites guidées historiques dans le centre-ville de Charlottetown, raconte Carson.  J’adore ça. Je veux dire, les gens sont formidables. Et on apprend beaucoup. » 

 Par la suite, ils ont ajouté à leur portefeuille d’entreprises Lakeside Trail Rides et Scooper’s Dairy Bar, ainsi que le Pony Express, un autobus touristique qui propose des visites de Charlottetown.  

La CBDC a épaulé Ambyr et Carson dès le départ et a continué de les accompagner dans tous leurs projets. Mais leur plus récent projet, un manège équestre intérieur, pourrait bien être le dernier.  

« Nous sommes maintenant rendus à un point où la banque est prête à nous financer, ce qui est extraordinaire, explique Ambyr. Après tout, c’est exactement la mission de la CBDC : vous soutenir lorsque vous en avez besoin, puis vous aider à atteindre un stade où vous êtes admissible au financement bancaire. » 

Terri Taylor, gestionnaire de comptes à la CBDC de l’Est de l’Île-du-Prince-Édouard, se souvient de la première visite d’Ambyr et Carson. Ils ne savaient pas exactement comment aller de l’avant, mais étaient déterminés à le faire. Terri a tout de suite compris que la CBDC pouvait les aider.  

« Vu leur parcours et leur histoire, c’était une évidence. » 

Le couple connaît désormais très bien la CBDC, à laquelle ils soumettent chaque nouvelle idée d’entreprise. Ils profitent aussi pleinement des formations et des activités de réseautage offertes.  

 « Oh, ils sont formidables, se réjouit Ambyr. L’Île-du-Prince-Édouard rurale ne serait certainement pas ce qu’elle est aujourd’hui sans la CBDC. »  

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